Actu 12 aout 2009

Actu 12 aout 2009
Hillary Clinton s'est rendue mardi à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, où la secrétaire d'Etat américaine a rencontré le président congolais Joseph Kabila et l'a exhorté à combattre les effusions de sang et les violences envers les femmes. Lire la suite l'article

Goma, qui abrite des dizaines de milliers de réfugiés ou de déplacés dans des villages de tente, est situé dans l'une des zones les plus dangereuses au monde pour les femmes et les enfants, de l'avis des ONG humanitaires.

"Nous sommes très préoccupés par les victimes civiles, tant les morts que les viols", a dit Hillary Clinton lors d'une conférence de presse.

L'armée gouvernementale et les 17.000 hommes de la Mission des Nations unies au Congo - la plus importante jamais déployée dans le monde - s'efforcent tant bien que mal de stabiliser l'est de la République démocratique du Congo, dont les richesses minières et les haines ancestrales attisent les tensions.

La RDC a salué le succès de son opération militaire contre les groupes de rebelles opérant dans la région, mais ces derniers ont en représailles tué des centaines de civils et contraint des milliers d'autres à fuir leur domicile.

Hillary Clinton, qui a fait de la dénonciation des violences envers les femmes l'une des priorités de sa visite, a rencontré des victimes de violences sexuelles et a exhorté la RDC et l'Onu à punir leurs auteurs.

"Les atrocités dont un si grand nombre ont souffert distillent l'essence même du mal. Ceux qui attaquent les populations civiles en recourant systématiquement au viol sont coupables de crimes contre l'humanité", a dit la secrétaire d'Etat à des employés d'ONG.

Après sa rencontre avec le président Kabila, Hillary Clinton s'est rendue à Mugunga, un camp de personnes déplacées proche de Goma où 18.000 personnes se sont réfugiées.

"PAS DE BAGUETTE MAGIQUE"

Elle a écouté des récits de viols et a dit à ses interlocutrices qu'elle voulait leur venir en aide.

"J'ai dit au président Kabila que nous voulons aider à mettre fin aux violences afin que vous puissiez rentrer chez vous", a-t-elle déclaré à Chantal Mapendo, dirigeante d'un groupe de femmes du camp.

Hillary Clinton a aussi soulevé la question de la contrebande de minerais comme la cassitérite et le coltan, qui sert pour la fabrication de téléphones portables, dont le trafic alimente toutes les guérillas.

"La communauté internationale doit commencer à étudier les mesures que nous pouvons prendre pour tenter d'empêcher que les richesses en minerais de la RDC aboutissent dans les mains de ceux qui financent les violences", a-t-elle dit.

"Tant que le commerce des minerais ne sera pas devenu légal et transparent, aucune paix ne sera possible au Congo", estime John Prendergast, un spécialiste de l'Afrique.

La secrétaire d'Etat, qui visite au pas de charge sept pays africains en onze jours, est attendue après Goma au Nigeria, la nation la plus peuplée du continent où la corruption est florissante.

Elle ira ensuite au Liberia, pays jadis meurtri par une terrible guerre civile, et dans l'archipel du Cap-Vert, au large du Sénégal, avant de rentrer à Washington vendredi.

Les observateurs s'interrogent sur les chances de voir sa visite peser sur la situation au Congo.

"Tout ce que nous avons obtenu, c'est une série de cartes de visite", dit Christine Schuler-De Schryver, qui se présente comme une militante internationale.

Hillary Clinton a elle-même reconnu qu'elle n'avait pas le pouvoir de résoudre les problèmes du Congo en une visite.

"Je ne veux pas faire de promesses excessives. Je ne suis pas ici pour laisser une carte de visite, mais je n'ai pas non plus de baguette magique", a-t-elle dit.

# Posté le vendredi 14 août 2009 04:33

Actu 12 aout 2009

Un rebelle rwandais accusé de génocide et de crimes contre l'humanité a été arrêté mardi dans le cadre d'une opération militaire au Nord-Kivu dans l'est de la République démocratique du Congo, selon un porte-parole du gouvernement congolais. Lire la suite l'article

# Posté le vendredi 14 août 2009 04:32

Poème by Jo

Zaïre, mon origine, ma foi, ma chance,
Ma raison de vivre avec l'espérance,
Pays pauvre, mais aux immenses richesses,
Exemple de tout sentiment, sauf la tristesse,
Tu as connu trop de domination, de malchance
À cause des USA, de la France et d'autres puissances,
Leur crime, c'est de piller ta production,
En mettant leurs pions à ta direction.
Quand tu demandes de l'aide, ils te disent niet,
Et quand ces poseurs de marionnettes,
Amènent tes voisins à te massacrer,
C'est 4 millions de morts à enterrer.
Mais un jour, tu accompliras ta vengeance,
Envers ces immondes grandes puissances,
Tu seras le symbole du soulèvement africain,
Contre l'impérialisme américain,
Des générations, des pays, seront vengés,
Et leur espoir de prospérité, ressuscité.

text by Jo



RDC $) $) $)

# Posté le samedi 04 juillet 2009 21:46

Actu Digital Congo 13 mai 2009

La Monuc Beni-Butembo a remis, le lundi 11 mai, des armes aux troupes loyalistes en poste à Beni. Il s'agit des armes déposées par les représentants des groupes armés actifs dans ce secteur. La cérémonie officielle de cette remise a été présidée par le maire de Beni.

Parmi ces armes, figurent 140 de types AK 47, 942 munitions, 1 fusil, deux grenades et 29 chargeurs qui ont été récupérés auprès des combattants Maï-Maï. Ces derniers ayant volontairement décidé de s'engager dans le processus de paix, précise la source.

Le chef de bureau par intérim de la Monuc Beni a salué cette initiative. Avant de noter que 507 combattants qui ont choisi de servir la RDC sous le drapeau ont été transportés par la Monuc au centre de brassage de Lukusa, dans la province Orientale. Un centre qui assure la formation relative à l'intégration de anciens combattants au sein de l'armée régulière.

A titre de rappel, le travail qui vient d'être fait a été conjointement réalisé par la Mission onusienne en RDC et le Programme Amani. Un Programme qui est opérationnel au centre de regroupement de Nyaleke depuis le mois d'octobre dernier. A cette date, jusqu'au 30 avril dernier, 2.312 combattants issus de groupes armés Pareco, Vurondo, Kasidiens, Rwenzori, Simba et CNDP y ont séjourné. 276 enfants ont été extraits de ces groupes armés.

Interrogé au sujet de l'acte posé par les groupes armés, un ressortissant du Nord-Kivu qui a requis l'anonymat n'a pas caché sa satisfaction. Pour lui, « en déposant les armes, ces rebelles ont préféré mettre un terme à la guerre ». Raison pour laquelle, il invite les autres groupes armés à les imiter. Les populations de la province du Nord-Kivu qui ont tant souffert ont besoin de la paix et de la sécurité pour se remettre au travail.

Après plusieurs années de guerre, le Nord-Kivu a connu un retard par rapport aux autres provinces, à cause de l'insécurité. Pour récupérer ce retard, il faudrait que l'autorité de l'Etat soit rétablie sur l'ensemble de la province. Ce qui permettra aux populations locales de développer leur entité respective. Ne dit-on pas qu'il n'y pas de développement sans paix.

# Posté le mercredi 13 mai 2009 18:47

Actu Jeune Afrique : Comment Sarko a réussit a mettre la main sur l'uranium du congo

A la suite de la visite de Nicolas Sarkozy en RD Congo, le 26 mars dernier, Joseph Kabila a décidé de confier la relance de la filière uranium à Areva. Comment la France a mis la main sur l'uranium congolais ?


Jeune Afrique révèle les dessous des négociations secrètes entre le gouvernement congolais et le numéro un mondial du nucléaire civil (« c'est le président congolais en personne qui a donné son feu vert au groupe français lors de son séjour à Paris, à la mi-2008 ») et éclaire sur le rôle joué par l'Elysée (« Bruno Joubert, le Monsieur Afrique de l'Elysée, a profité d'un séjour à Kinshasa destiné à préparer le déplacement de Nicolas Sarkozy pour évoquer le sujet Areva avec Kabila »).

Jeune Afrique analyse, par ailleurs, les enjeux de cet accord (« depuis la fin de l'époque coloniale aucun groupe occidental n'avait obtenu le permis d'explorer seul la totalité de la superficie d'un pays africain ») et explique pourquoi rien n'est joué définitivement en faveur d'Areva, malgré tout (« si le numéro un mondial du nucléaire civil a une longueur d'avance sur ses concurrents, il ne possède aucune exclusivité sur l'uranium congolais »).

« Avec un gouvernement congolais qui maintient la pression et des concurrents qui digèrent mal cet accord-cadre concocté en catimini par Areva avec l'appui de l'Elysée, la partie est loin d'être gagnée » souligne l'hebdomadaire panafricain.

# Posté le vendredi 24 avril 2009 15:41

Actu 27 mars 2009

Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU refuse l'envoi d'un enquêteur spécial dans l'est du Congo-Kinshasa


Il a, en revanche, adopté une résolution présentée par les pays africains saluant la coopération du gouvernement congolais avec l'ONU et exhortant la communauté internationale à apporter une aide financière et technique au pays.

La proposition de l'Union européenne, présentée par le représentant allemand Konrad Max Scharinger, accusait les forces de sécurité congolaises d'être impliquées dans des abus tels que des violences sexuelles et le recrutement d'enfants soldats commis sur les populations civiles dans l'est du Congo, en proie à des conflits récurrents entre les Etats de la région des Grands Lacs.

Le rejet de la proposition européenne est le deuxième revers en deux jours pour les pays occidentaux au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, basé à Genève.

Jeudi, le Conseil, qui compte 47 membres, a approuvé une résolution présentée par les pays musulmans invitant à l'adoption dans le monde entier de lois protégeant la religion de toute critique. Selon Reporters sans Frontières (RSF), ce texte est "un grave coup porté à la liberté d'expression qu'il est supposé défendre".

# Posté le samedi 28 mars 2009 23:22

Sarkozy a Kinshasa

Sarkozy a Kinshasa
Devant le Parlement de Kinshasa, M. Sarkozy s'est longuement attaché à lever les malentendus suscités en RDC par sa proposition, il y a deux mois, en faveur d'un partage "de l'espace" et des "richesses" minières entre la "grande" RDC et le "petit" Rwanda voisin.

Dans un discours aux termes soigneusement pesés, il a salué la "décision courageuse" du président Joseph Kabila d'avoir invité le Rwanda à l'opération militaire conjointe lancée en janvier pour nettoyer l'Est de son pays des rébellions, notamment celles des Hutu rwandais. "Je veux y voir les prémices d'une véritable refondation de la région", a assuré le président français.

Il a suggéré à tous les pays de l'Afrique des Grands lacs de donner un "nouvel élan" à leur coopération économique autour de "projets qui fédèrent" en matière de transports ou d'énergie, et même proposé d'accueillir à Paris en 2010 une conférence des bailleurs de fonds pour la soutenir.

Saluant "un géant" africain, Sarkozy a martelé que "la vocation du Congo n'était pas d'être le maillon faible de l'Afrique centrale" et dénoncé le "gâchis" d'un pays qui a "la fortune à portée de main" mais "reste pauvre".

Surtout, il s'est abstenu de réutiliser le mot de "partage", que Kinshasa avait considéré comme une volonté de démembrer son territoire au profit du voisin et ennemi rwandais et rappelé son attachement à "la souveraineté inaliénable du Congo".

Il a également rendu hommage à la "fragile démocratie" congolaise, créditant son président d'une transition réussie. Alors que des ONG comme Human Rights Watch se déclarent "préoccupées" par la dégradation de la situation politique, il a plaidé en faveur de la tenue d'élections locales "dans un délai raisonnable".

Ce discours a été plutôt bien accueilli par la classe politique congolaise. "Je crois que le gouvernement congolais devra s'en inspirer parce que nous sommes la honte du monde. Avec autant de richesses (...) nous ne pouvons pas être pauvres", a déclaré à l'AFP le président démissionnaire de l'Assemblée nationale, Vital Kamerhe.

Le temps de traverser le fleuve Congo en hélicoptère et Nicolas Sarkozy a rejoint après le déjeuner Brazzaville, où il s'est entretenu avec le président congolais Denis Sassou Nguesso, fidèle allié de Paris dans la région.

Dans le droit fil du discours qu'il avait prononcé en février 2008 en Afrique du Sud, il a une nouvelle fois défendu, devant les parlementaires congolais, sa vision d'une relation franco-africaine "rénovée", débarrassée des "pesanteurs du passé" et des "soupçons".

Le chef de l'Etat français s'est ainsi défendu de marquer par sa visite son soutien à son hôte avant la présidentielle de juillet.

Il a également souhaité que ce scrutin se déroule "dans la sérénité et la transparence", alors que les législatives de 2007 et locales de 2008 avaient été entachées de fraudes, et espéré que la population du Congo profite mieux des "bénéfices" de ses richesses naturelles comme le pétrole.

S'il a crédité Denis Sassou Nguesso, au pouvoir depuis 1997, du retour de "la stabilité et la sécurité" au Congo, le président français s'est enfin entretenu avec des chefs de l'opposition, qui ont salué une "première".

Contrastant avec la sobriété de celui de Kinshasa, la pompe de l'accueil réservé à Nicolas Sarkozy à l'aéroport de Brazzaville et la présence discrète sur le tarmac de l'avocat Robert Bourgi, considéré comme l'un des gardiens de la "Françafrique", ont suggéré que la rénovation prônée par le président français n'était pas encore achevée.

# Posté le samedi 28 mars 2009 22:58

Modifié le samedi 28 mars 2009 23:21